Le Burundi ancien: l'économie du pouvoir de 1875 à 1920

Couverture
L'Harmattan, 2001 - 350 pages
La société burundaise présente, au XIXe siècle et encore à l'aube du XXe, les traits généraux d'une féodalité. Le contrôle de la terre par le pouvoir royal a permis de développer dès avant un système tributaire qui confond pouvoir économique et système politique. Les domaines royaux et les terres des princes constituent la clef de voûte de ces rapports. Paysans, agriculteurs, éleveurs ou artisans y doivent des corvées et autres prestations. Après 1895, cette appropriation du surproduit reste inscrite dans les besoins des cours royales et princières du Burundi allemand, avec une économie orientée vers une production de biens de consommation plutôt que de marché. A l'aube du XXe, la pression démographique conjuguée à la prolifération des commandements, rend le système tributaire de plus en plus onéreux. Dans certaines régions, la situation des paysans empire car ils sont également pressurés désormais par l'administration coloniale pour construire les routes et pour défricher, quand ce ne sont pas les missions catholiques qui les astreignent à participer à leur établissement. Pour pallier le manque de données chiffrées, l'auteur utilise ingénieusement archives coloniales et récentes, littérature ethnographique et historique, ainsi que des enquêtes orales couvrant tout le pays.

À l'intérieur du livre

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Table des matières

DÉPENDANCE ÉCONOMIQUE ASPECT FONDAMENTAL DE LA SOUMISSION
3
OBJET ET MÉTHODOLOGIE
6
LES CONCEPTS ET LES PRINCIPES FONDAMENTAUX
13
Droits d'auteur

4 autres sections non affichées

Expressions et termes fréquents

Références à ce livre

Informations bibliographiques